Je ne pousse
Jamais la vie
Du rocher.
Les âmes
Stagnent
Dans l’eau
Saignante.
Je ne pousse
Jamais la vie
Du rocher.
Les âmes
Stagnent
Dans l’eau
Saignante.
Bruit de langue
Dans ma bouche.
Les ordinateurs
Contractent
Leur corps
Et l’humain
Qui somnole en moi
Est un animal.
J’ai du sens
Dans les oreilles.
J’ai un os
Blanc
Sous la peau.
Le matin
Est une partie
De la journée
Alors que le soir
Appartient
Au cosmos.
Que le monde
Est long
Comme une
Branche d’arbre.
J’ai un silence
Dans la narine
Gauche
Qui me permet
De vivre
Ma vie.
Le vide profond,
celui qui lasse
Et qui laisse
Les jambes
Dans l’au-delà.
Une vitrine
Coche
Les cases
Des passants.
Hurler
Pour ne rien
Entendre.
Une grenouille
Sur du fenouil
Mange
Des nouilles.
Faire du bruit
Pour se sentir
Vivre.
Le monde
A Alzheimer.
Cocher la case
Vide,
Celle qui dit
Que le monde
Est petit
Comme une lame
De couteau.
Nous sommes
Rouges
Comme
Des chenapans.
Un verre d’eau
Dans l’oeil,
Je rattrape la vie
En courant
Le 100 mètres
En dix secondes.
Une tombe
Inadéquate
Pour une mort
Festive.
Les vitres
Cachent
Le sommeil
Du poète
D’en face.
Une crevette
Et des balivernes.
Tremper un biscuit
Dans la vie.
Faire refaire
Son visage
Pour ressembler
A un timbre.
Voyager
Entre soi et soi
Et mûrir
Comme un combustible.